A SUD, nous représentons tout le monde, enseignants et non enseignants, mais puisqu’en notre sein s’ébrouent quelques pédagogues, allons-y donc pour quelques lignes de pédagogie :
Qu’est-ce qu’un GCP ?
Il s’agit d’un Groupe Consultatif Paritaire, instance unique en son genre sur le territoire national et spécificité administrative locale. Ce groupe, comme mentionné ci avant, n’a de valeur, comme son nom l’indique, que consultative. Il est aussi paritaire car il s’occupe de gérer les moyens en personnels non enseignants et les mesures de carte scolaire.
Dit comme cela, c’est classieux, non ?
Ça l’est, certes, mais il faut tout de même savoir que le Vice Recteur décide de tout (tout seul) feignant de demander son avis à ceux qui y participent.
Nous y avons une élue (liste commune avec FO gagnante aux dernières élections) qui se débrouille comme elle peut –puisqu’elle est la seule représentante des personnels non enseignants pour toute l’académie- face à une Administration qui, selon les termes du Vice Recteur lui-même « propose et décide ». On a vu mieux comme postulat de départ…
Au moins trois GCP annuels se tiennent : l’un pour traiter des moyens en personnels ATOSS (administratifs, infirmiers, assistants sociaux, surveillants et ouvriers techniques), un autre qui se penche sur les tableaux d’avancement des personnels et un dernier concernant les mutations de tous les personnels non enseignants.
Les trois GCP de cette année scolaire devaient se tenir respectivement les 1er avril, 21 avril et 2 juin 2010. A CHAQUE FOIS, notre élue s’est vue dans l’obligation d’exiger des reports ( autant de courriers à adresser à un Vice Rectorat qui perd souvent les lettres qu’on lui communique…) pour défaut de documents essentiels à une bonne préparation des commissions : pas de tableaux de répartition des moyens en personnels, listes d’avancement truffées d’erreurs de noms, de barèmes ou bien encore liste des postes vacants manquante ; un « oubli » de transmission de la liste des postes vacants pour une commission qui est en charge des mutations, vous conviendrez avec nous que c’est, à tout le moins et pour rester poli, regrettable…
Notre élue tient (et elle a bien raison) à demeurer vigilante quant à la qualité et à la validité des documents qui lui sont transmis par le Vice Rectorat car la défense des personnels l’impose. Les autorités jouant volontairement la carte de la confusion et de l’à peu près, les reports demandés ne sont en aucune manière le fruit d’un caprice de notre représentante mais bien plutôt l’expression de sa volonté de refuser les petits arrangements entre amis et courtisans qui sont pratique courante à Mayotte.
Qui participe aux commissions consultatives ?
Le Vice Recteur, sa toujours bien coiffée secrétaire générale, le directeur de la DPA, le secrétaire de ce dernier et notre élue, pour faire joli dans le décor. Les deux seuls votants sont cette dernière et le Vice Recteur ; autant vous dire qu’il ne ressort rien d’équitable ou d’équilibré de ce mano a mano ridicule, stérile et sans intérêt puisque le Vice Recteur décide (il aime à le rappeler) et modifie à volonté, même après que les commissions ont eu lieu, selon son bon plaisir.
Autre souci de taille : depuis 2005, cinq nouveaux établissements ont ouvert sans qu’un seul poste ait été créé. Tous les personnels nommés sont en fait tous redéployés.
Pour conclure, tout se dit et se contredit quant à un prochain départ de M. Cirioni vers une nouvelle et nécessairement brillante destinée. Rien n’est certain, semble-t-il, pour le moment. S’il reste (et vous pensez bien qu’on en serait ravi), la prochaine rentrée scolaire risque de le rendre perplexe : en effet, à compter de septembre 2010, une CAPA tout ce qu’il y a de plus officielle sera mise en place pour les personnels non enseignants, CAPA qui n’existe donc pas à ce jour à Mayotte.
Il va lui falloir apprendre à composer non plus avec une seule mais avec plusieurs représentants syndicaux. Il n’aura pas trop des vacances scolaires pour se faire à l’idée du dialogue.
Marie-Thérèse HERVIAULT





