Sud Education Mayotte

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Genèse de SUD Education Mayotte

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SUD Éducation Mayotte

Rapport moral. Décembre 2004

I) 2002 - 2003

Les débuts :

Réunion des 1ères bonnes volontés : Thierry BENOÎT-GONIN, Bernard LE BARS, Céline BAROUX, Oscar EDIMO, Marie GARET ... (que les oubliés nous pardonnent et se fassent connaître !) ainsi que quelques enseignants du second degré... pour lesquels le syndicalisme présent à Mayotte ne représente ni ce qu’ils espèrent ni ce qu’ils souhaitent. Ces derniers trouvèrent dans les idées exposées par ces quelques adhérents de SUD Éducation (de divers endroits en Métropole) une forme de syndicalisme qui les intéresse voire leur agrée.

Octobre 2002 :

Les quelques membres marquent leur désaccord par rapport à la grève. (Cf. communiqué de presse en annexe [1])

Printemps 2003 (mouvement de lutte contre les réformes gouvernementales sur les retraites et la décentralisation) :

Un affichage de SUD Éducation, avec un positionnement à la fois intersyndical et différent, original dans la relation à l’administration attire l’attention. De plus, SUD Éducation montre un mode de fonctionnement interne distinct et refuse d’être un prolongement de parti ou d’être inféodé à un quelconque parti politique (récupération ...). Les sympathisants (et/ou toujours adhérents dans leur section d’origine) se situent, par leur démarche, leur attitude proches des préoccupations des syndicats locaux et s’attirent un grand « capital sympathie » tant auprès de certains personnels « Etat » que des fonctionnaires territoriaux aux statuts si « spécifiques » (ah ! la fameuse « spécificité » mahoraise !) ... Les mouvements, à Mayotte, sont, à l’instar de la Métropole, très suivis et actifs.

Fin juin 2003 :

Une volonté exprimée de rassemblement festif se réalise dans l’organisation d’un « voulé » (repas, pique-nique collectif sur la plage). Une invitation est faite à tous les membres de l’intersyndicale des personnels « Etats » et « Territoriaux » (CDM : Collectivité Départementale de Mayotte) ... refus des syndicats « Etats » ... seuls les membres de SUD Éducation (non encore « constitué ») se présentent à ce voulé, s’ associent à ce moment fort (et indispensable après les efforts et tensions de la lutte), réunis pour cette occasion de rencontre symbolique et au-delà même ... dans une réelle circonstance amicale et fraternelle ...

Syndicats « locaux » :

Il ne fut pas aisé (bien qu’ « évident ») pour SUD Éducation de se retrouver seul avec les syndicats locaux : notre faible représentation, des fonctionnements autres, des cultures syndicales différentes ... Cependant, les membres de SUD Éducation se sont voulus très présents aux côtés des syndicats mahorais* et l’ont montré. Tout particulièrement le SE Mayotte (construction aidée par l’UNSA mais le SE Mayotte n’est pas affilié à l’UNSA) le plus représentatif dans le primaire mahorais. Les autres syndicats : SIMA-FO ; CISMA-CFDT ; SAEM depuis 2004 (syndicat « maison » piloté par le Vice Rectorat). * Il n’y a de syndicats territoriaux que pour le primaire, car les instituteurs sont : ou territoriaux, ou État, tandis que les titulaires du secondaire sont tous agents de l’Etat.

D’autres actions :

SUD Éducation aborde les questions : *des personnels locaux (CDM ...), *des sans (sans papiers : essentiellement le problème spécifique des Comoriens), *de la lutte contre le racisme (là aussi, les cibles particulièrement concernées sont les Anjouanais, Mohéliens, Grands Comoriens) ; et s’engage auprès de la LDH locale.

Constituante :

Mai 2003 : 1ère assemblée ayant pour but la constitution de SUD Éducation Mayotte : 8 présents, adoption des statuts et élection d’un bureau. (Cf. compte rendu du 26 Mai 2003 avec les statuts en annexe ([2])

II) 2003 - 2004

1)Avec les autres syndicats :

Un grand bouillonnement, un questionnement de fond, un combat laborieux, une question complexe aux ramifications nombreuses, pour laquelle les informations fiables sont difficiles à obtenir ... : l’intégration des personnels territoriaux dans les fonctions publiques d’Etat. Les instituteurs aux statuts spécifiques (sic !) et variés sont concernés. Ceci agite la vie politique mahoraise. Cette question importante, essentielle à Mayotte, concerne aussi bien la police, la justice, la santé, les services fiscaux, les douanes ... que les enseignants du primaire. Les membres de SUD Éducation Mayotte sont présents lors des nombreuses rencontres formelles et informelles. Les personnels et syndicats de la CDM au cours de leurs nombreuses actions -dont certaines très suivies- ne sont jamais relayés par les syndicats « nationaux » (re sic). Ces derniers (FSU, SNUIPP, CFDT, FO, UNSA, SE, CGT, SNCL-FAEN, SNALC, SNETTA ...) sont pourtant présents à Mayotte : dans le second degré essentiellement (2nd degré constitué quasi totalement de métropolitains avec prime) mais aussi dans le primaire (où, contrairement, les territoriaux sont majoritaires et les seuls enseignants Etat du 1er degré sont formateurs ou spécialisés). De plus, de nombreux enseignants et personnels « état » tiennent des propos agressifs, violemment péjoratifs et offensants à l’encontre des collègues instituteurs de la CDM : « illettrés », « incompétents », « incapables », « fainéants » ... ... sont des propos couramment proférés !

NB : le capital sympathie ne se concrétise pas en adhésions ... manque de capacité à encourager les collègues ? manque de conviction ? syndicat trop différent ? autres raisons ? ... il faut certainement y réfléchir et agir sans être en recherche de cotisants mais de convaincus ...

2)A l’interne :

Octobre 2003 : un élu SUD Éducation Mayotte au GCP pour le secondaire (Groupe Consultatif Paritaire espèce de pseudo CAP, réservé aux personnels « état ») : Oscar EDIMO, sur une liste d’union. Liste d’union : SUD + SGEN-CFDT + SE-UNSA + SDEN-CGT + SN-FO-LC + SNCL + FAEN dont la mise en place avait pour but de s’opposer à l’hégémonie locale de la FSU ... résultat : un élu titulaire (Oscar EDIMO : Sud éducation) pour la liste d’union et trois pour la FSU. Mais, quiproquo pour le 1er degré car cette liste d’union était la même. Et, auparavant, Christophe CARON -ne connaissant pas l’existence de SUD Éducation Mayotte- s’était rapproché du SNUIPP (Henri BARANDE, responsable local, très proche et coopératif) et fut choqué de voir, le jour des élections, figurer SUD Éducation sur la liste adverse et de voter contre ! Alors que personne n’avait donné son aval pour la liste du primaire. Ce ne fut qu’un malentendu...

Des énergies demeurent (Bernard LE BARS, Oscar EDIMO ...), après les élections de nouvelles volontés se joignent (Yves NAUDIN, Christophe CARON ...)

Le « grand débat sur l’école » : par rapport au Vice Rectorat la position est un appel au rejet, mais sur le terrain, Bernard, Christophe et Oscar se rendent aux séances à dessein de boycott actif. Le but étant de dénoncer et de faire savoir -devant les collègues et les quelques parents- les aspects léonins, iniques, scandaleux et antidémocratiques de la démarche éhontée, aux dés pipés ... qui donnera ce que l’on sait, comme le rapport Thélot...

Durant l’année :

une dizaine de réunions (formelles ou non), quelques contacts avec la fédé SUD Éduc à Saint-Denis, production d’un « numéro 1 » de quatre pages (en ligne sur le site), des coups de gueules (Hamouro : le maire de Bandrélé met le feu aux Bangas -construction traditionnelle- Anjouanais et autres immigrés ...) ... des projets naissent : un site internet, un « numéro 2 », un compte bancaire, des cartes d’adhérents, une boîte postale ...

CISMA devenu CISMA-CFDT depuis 2002 (Saïd BOINALI) ; le SE Mayotte (« RIVO » diminutif connu de tous, avec qui nos contacts sont réguliers et nombreux) voit, lors du renouvellement de son bureau, une scission : Ben SOUFFOU fonde le SAEM (à la solde du Vice Recteur pour raisons d’affinités politiques). Puis le SE se met en quête d’un syndicat national pour l’accueillir, après avoir pris contact avec les grandes centrales syndicales (d’état, évidemment) ... devient « SE Mayotte CGT ».

Avril 2004 : réunion publique et AG n’attirent pas les foules !! ... ... mais la détermination du quatuor [un quatuor accort(e) bien sûr !] demeure toujours aussi grande, perdure et continue !

III) 2004 - 2005

Élections au GCP :

Pour le secondaire, idem l’année précédente : Oscar (SUD) est élu titulaire et Thierry JAUD (UNSA) suppléant ; trois sièges pour la FSU. Quant au technique : deux sièges pour la liste d’union : Yves NAUDIN (SUD, titulaire) + Carole SEGURA (CGT, suppléante) et Alain GOMBERT (CGT, titulaire) + Nicole CABALLE (CGT, suppléante) et un siège pour le SNETAA. Dans le primaire, Henri BARANDE (SNUIPP, titulaire) est élu ; Christophe (SUD) aurait du être son suppléant, mais après une fausse manoeuvre à l’inscription fut suppléant du deuxième candidat (SNUIPP) non élu ... Des élus SUD Éducation Mayotte dans des CA du secondaire (collèges, lycées ? )

Achat d’un nom de domaine : « SUD Éducation Mayotte » pour internet.

Naissance en cours d’un site internet sous SPIP.

Ouverture d’un compte bancaire à la BRED Mayotte dans l’attente de la possibilité de le faire à La Poste (à l’étude, les « produits » n’étant pas encore finalisés).

Ouverture d’une boîte postale : BP 1091 / 97600 Mamoudzou


NB : 2004-2005 : les syndicats « nationaux » commencent à s’intéresser aux actions des syndicats « locaux » au moment où on voit arriver (presque !) les décrets permettant une « intégration » des instits territoriaux ... mais pas avant (sic !!)

(1)

Communiqué de presse de SUD ÉDUCATION

Journée de grève nationale du ,7 octobre dans f Éducation Nationale

Nous, représentants de Sud Éducation à Mayotte, ayant répondu à l’appel national du 17 octobre, tenons à exprimer notre réprobation face à des attitudes qui nuisent à la pratique syndicale. En effet, nous condamnons le détournement d’un mot d’ordre national par "le SNES Mayotte qui a associé des revendications liées à notre statut de fonctionnaire détaché à Mayotte aux revendications nationales. Mettre sur le même plan, les dangers que représente la régionalisation de l’Education Nationale (ainsi que toutes ses conséquences), et le rétablissement du congé administratif, en occultant tous les privilèges relatifs à notre statut, nous paraît d’une remarquable indécence. Ces ambiguïtés Initiées par cette forme de syndicalisme, que nous refusons, discréditent le monde enseignant dans son ensemble à Mayotte.

Oscar Edlmo,Thierry Benoit-Gonin. SUD ÉDUCATION

[2] annexe 2 : voir statuts

 

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